“Ecrire ou dormir, il faut choisir.”
Au moment même où j’écris cette chronique, plus de vingt auteurs francophones, amateurs, et sévissant sur le web, s’attaquent à un challenge d’écriture nocturne impressionnant. Une nuit blanche à écrire, avec pour but d’atteindre les 10 000 mots écrits en 7 heures. Il est une heure du matin, et si certains ont abandonné et sont allés dormir, une majorité tient le coup et enchaine, mot après mot, page après page. “10 000 words a night”, c’est un challenge très très tentant.

Ce challenge fou, c’est Gabrielle, jeune auteur Marseillaise qui l’a lancé. Initié d’abord sur son blog, elle a mis en place une plateforme permettant une interaction et une organisation peut-être plus aisée de l’événement. Ce qu’elle propose est simple : de 21h30 à 4 heures du matin, les participants à ce challenge doivent écrire 10 000 mots d’un texte de leur choix : fanfiction, nouvelle originale, commencer un texte, en finir un autre, écrire des petits bouts par ci par là… Mais atteindre la barre fatidique des 10 000 mots à 4 heures du matin. 23 auteurs amateurs ayant, pour certains, l’habitude de sévir sur le web et de mettre en ligne certaines de leurs productions, se sont lancés dans l’aventure. A une heure, la plus productive en est à 9703 mots, le minimum de mots en est, lui, à 671 mots. Mais malgré tout, les auteurs jouent avec les lettres et les histoires dans la bonne humeur.
Les auteurs ne sont pas pour autant laissés seuls devant une page blanche à remplir. Au contraire, l’idée est de jouer sur l’émulation produite par le groupe et de se tenir les coudes le temps de cette épreuve. Toutes les demi-heures, les auteurs se retrouvent pour un check-point rapide, histoire de dire aux autres où ils en sont de leur production et de se rebooster pour la suite. Un chat permet à ceux qui se retrouvent bloqués au milieu d’une scène périlleuse de demander rapidement un coup de main. Ils peuvent également partager avec les autres des fragments issus de leurs compositions nocturnes et recevoir des retours des autres participants.
Ils aiment écrire, et c’est un plaisir de les voir jouer, se motiver les uns les autres, et avancer, relever avec brio ce défi complètement barré.
Allez, peut-être que pour la prochaine édition, vous aurez vous aussi le courage de vous lancer dans ce défi un peu fou mais ô combien stimulant !
C’est par ici, et les dates des nuits “10 000 words a night” sont annoncées par là.
“Même si vous doutez de parvenir aux 10 000 mots, participez, n’hésitez pas. Le tout c’est d’avancer ensemble !”























Bonjour !
Plus en état d’aligner deux mots qu’hier soir après une heure du matin, je poste ici un petit commentaire pour te remercier de cette chronique ! C’est vraiment super sympa, et c’était aussi inattendu que plaisant à découvrir. Un merci sincère, donc, accompagné d’une invitation à participer la prochaine fois. =)
A très vite, une Nuit je l’espère !
Gabrielle.
C’est une super bonne idée ces défis!! Je vais m’y inscrire de ce pas!
Il y a une obligation de montrer le résultat ? Où c’est l’aventure de partage pendant 6 heures 30 qui forme le fer de lance de ce défis (fou) ?
Bonsoir Amit,
Aucune obligation de montrer le résultat, c’est vraiment d’avancer ensemble qui compte. Chacun est libre de révéler ses écrits ou non.
Au plaisir de te lire, et de t’écrire
Gabrielle.