L’univers des blogs BD et des webcomics fourmille d’auteurs, de talents et attire de plus en plus de lecteurs. C’est donc avec une certaine logique qu’est apparu, en 2005, un festival mettant à l’honneur ces deux moyens d’expression. Le Festiblog est l’événement BD et internet de la rentrée, et cette année il prend ses quartiers dans le 3e arrondissement de Paris. Nous avons rencontré Yannick, papa du festival, et Mike, son acolyte depuis plus de deux ans.
17ruedesarts : Le Festiblog est le festival des blogs bd et des webcomics, quelle est la différence entre les deux ?
Yannick : Vas-y Mike, toi tu sais bien faire ça !
Mike : Ok… Disons que le blog bd va surtout se centrer sur l’autobiographie de l’auteur, à la manière d’un journal perso. Même si certains jouent avec ce principe. Alors que le webcomics sera plus centrée sur une véritable histoire sur plusieurs pages. Mais les genres se mélangent, comme Maliki qui est présenté par son auteur comme un webcomics, mais qui relate l’histoire de son personnage à la manière d’un journal. Ce qui nous intéresse c’est les auteurs qui publient de la bande dessinée en ligne gratuitement. Donc on s’est dit que ça n’avait pas de sens de séparer les deux.
Y: On a observé que la France avait une spécificité autour du blog bd. Et on a repris ce terme de webcomics car il regroupe toute la bande dessinée en ligne aux États-Unis.
Bon, sur le site il y a plusieurs informations concernant le nombre d’invités cette année. 110 sur l’entête, 120 sous le trombinoscope, 180 sur l’affiche. La vraie réponse ?
Y: La vraie réponse, c’est qu’on ne sait pas encore. On vient d’inviter encore deux auteurs hier. Le décalage vient du fait qu’on réalise les différents éléments du site au fur à mesure. On invite à nos frais 120 auteurs, puis on offre à des communautés comme Café Salé ou Lapin la possibilité d’ajouter des noms à la liste. Ce sont des communautés qui font vivre cet univers et qui possèdent des talents qui méritent d’être là. On pense cette année qu’il y aura 150 auteurs et 200 dédicaces de 1 heure à 3 heures. Mais c’est un chiffre qui bouge tous les jours !
M: Sans compter les auteurs qui viennent par eux-mêmes !
En 2006, 70 auteurs ont participé. Yannick je te cite « Je pense qu’on va pas forcément beaucoup grossir » Et là il y aurait plus de 150 auteurs cette année ! Qu’est-ce qui s’est passé ?!
Y: J’ai menti ! (rires) Je n’ai pas été très clairvoyant et de manière générale, il m’arrive de dire des bêtises. Avec ce festival, on veut simplement créer un événement convivial qui ne soit pas trop grand, tout en restant admiratif des grandes expositions. Parfois les auteurs et le public sont frustrés de ne pas avoir eu le temps de rencontrer tous ceux qu’ils désiraient. Et en même temps, la blogosphère s’agrandit et crée de nouvelles vocations.
Et à part le physique, quels sont les critères de sélection des invités ?
Y: Sur les 520 demandes, nous en avons sélectionnés 50. Des connus, des jeunes pousses, ceux qui ont zéro commentaire et dont on souhaite faire découvrir le travail. Un de nos désirs est d’avoir au moins une moitié des auteurs qui n’aient pas encore publié d’album.
Quel est le plus jeune et le plus vieil auteur en 2009 ?
M: Chaque année, le parrain et la marraine peuvent inviter une dizaine d’auteurs. Cela fait partie de leurs privilèges (comme quoi il n’y pas que l’affiche ! ndlr). Maliki a vu la liste de Cha et nous a dit « J’aurais invité les mêmes ! ». Il a donc invité Mahaut, une BD-bloggueuse de 15 ans.
Y: Il y a également Vincent Caut qui a 17 ans. Et je pense que nos doyens seront Bruno Bellamy et Manu-xyz. Cela dit, je ne désespère pas que Gotlib ouvre un blog !
Et est-ce que certains auteurs ne veulent pas revenir ?
M: Il y a très peu d’auteurs qui ont râlé. Et en général, soit on les réinvite et ils viennent, soit on les réinvite pas et ils râlent (rires).
Y: Après, il y a des gens que la foule effraie, ou qui par exemple vivent pas mal de la vente d’originaux. D’autres ne viennent pas parce qu’ils tournent, comme Boulet qui a assisté à un autre événement il y a 2 ans.
Comment s’effectue le choix du parrain et de la marraine ?
Y: Nous choisissons le parrain selon plusieurs critères. Sa légitimité, sa facilité à collaborer avec nous (pour l’affiche par ex. nldr), sa notoriété qui attire l’attention des médias et des sponsors, et permet ainsi de conserver la gratuité du Festival. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne choisit pas uniquement nos potes. La première fois que j’ai parlé à Boulet, c’était pour lui demander d’être parrain du Festiblog et même si aujourd’hui nous nous entendons bien, je n’ai pas la prétention de faire partie de ses amis…
M: On aime aussi changer d’univers. La marraine est choisie par le parrain et la marraine de l’édition précédente. Cette année, Kek et Pénélope ont proposé Cha. Au final, on obtient un duo aux univers éloignés mais qui parvient à s’assembler, en l’occurrence avec la réalisation de l’affiche.
Combien de personnes viennent chaque année au Festiblog ?
M: Difficile de compter en fait. Les chiffres qu’on a sont ceux du service de sécurité privée de Bercy Village (lieu des précédentes éditions, ndlr). Ils comptent à différents moments de la journée et additionnent. Mais certains visiteurs restent toute la journée.
Y: Je pense qu’il y a eu 1500 personnes la 1ère édition, les éditions suivantes entre 3000 et 5000 personnes. Je ne pense pas qu’on en aura plus cette année.
M: Moi, je pense qu’on en aura plus !
Y: Ha !
M: Cette année, il y a beaucoup d’albums lancés au moment du Festiblog. Nous n’avons pas d’accord avec les maisons d’édition, c’est une coïncidence, car nous voulons que les artistes viennent en temps que bloggueurs. Mais les éditeurs trouvent que c’est une bonne occasion de sortir les albums.
Y: Il se crée forcément un recoupement. Mais on tient vraiment les maisons d’édition à l’écart. Cela reste le festival des bloggueurs. De plus cette année, avec le nouveau lieu, les stands seront plus proches les uns des autres et plus faciles d’accès. Cela devrait permettre aux visiteurs de découvrir plus d’artistes.

Avez vous remarqué une évolution sur le profil des visiteurs ?
Y: Il y a plus de filles depuis l’arrivée des bloggeuses comme Pénélope, Margaux Motin, Marie Voyelle… Chacun ramène sa tribu. Paka va attirer des geeks, Maliki des amateurs de manga avec leur t-shirt Dofus, même si ce serait réducteur de les résumer à ces univers. Mes préférés, ce sont les grands-parents avec leurs enfants. On leur parle de BD, de blog, d’auteurs sur Internet, c’est un univers mystérieux pour eux. Il y a 3 ans, une mamie qui flânait là par hasard, a passé sa journée sur le festival à aller d’un auteur à un autre, à leur poser plein de questions. C’était assez amusant.
M: Souvent, ces gens connaissent la BD, mais quand on leur explique que c’est sur Internet, ça leur parle pas forcément. Du coup ils sont curieux, il y a quelque chose à découvrir.
Y: Et pour les auteurs, c’est intéressant. Les lecteurs savent déjà beaucoup de choses sur l’auteur et sont parfois intimidés. Ces gens qui viennent de nulle part leur posent plein de questions. Cela crée des rencontres.
Avez vous l’occasion et le temps de rencontrer le public ?
Y: Au début oui ! Mais aujourd’hui le Festiblog se passe comme dans un rêve très compliqué et très chargé. On a moins de temps pour discuter avec les auteurs. Et même si on peut se partager le travail, on est moins dans les tentes et plus dans la supervision. C’est plutôt vers la fin du festival, quand on organise les jeux. Je me glisse dans les files et je discute avec les gens.
Quels retours avez-vous de l’événement ?
Y: Comme ça se passe dans l’univers des blogs, on a des retours très rapidement, à travers les commentaires notamment. On a des outils de veille qui nous permettent de ramener les retours. On épluche les sites qu’on connait, la presse en ligne.
Pourquoi avoir déménagé dans le 3e, ça fait plus loin pour nous !
M: Pour moi aussi !
Y: Pour moi par contre c’est plus près ! Bercy Village est une zone commerciale, donc impossible d’y faire certaines choses comme mettre en place de la signalétique. On dépendait de la sympathie des commerçants qui accueillaient certaines séances de dédicaces. Ça a donné lieu à des choses amusantes comme la séance spéciale filles dans une boutique de fringues. Mais le festival était éclaté.
M: Au moindre changement de planning, il fallait réagir rapidement avec de vrais problèmes logistiques.
Y: La mairie du 3e nous a ouvert les bras. Ce qui nous permet d’avoir une zone piétonne exclusive, un gardiennage dédié (plus besoin de démonter les stands le samedi soir), un parc sympa. Et puis l’équipe municipale est très concernée et active. Et ils adorent la BD ! Ça aide.
À partir de quand commence l’organisation d’une édition ?
Y: Tous les ans, on se dit qu’il faudrait recommencer le lendemain. Sauf que le lendemain on est mort. Il y a une phase de 3 semaines où on ne veut plus en entendre parler (on a bien fait de faire l’interview avant, ndlr). Puis on prend la mesure de l’événement avec les retours. On rattrape aussi tout ce qui est en retard dans notre vie. On s’y replonge vraiment en janvier.
M: Et on commence par le plus simple : choisir le parrain.
Quelles sont les grandes étapes de l’organisation ?
Y: La plus grosse étape, c’est la réalisation du budget et la recherche des sponsors. On les contacte en leur proposant un package et on cherche des idées sympas avec eux. Par exemple, la conférence dans l’école e-artsup, le concours créatif sur Blogbang ou offrir des billets de train à ceux qui ne peuvent pas venir avec la SNCF. On cherche à créer du sens avec nos partenaires. Puis il y la direction « artistique », choisir les auteurs. Cette année on est partis à la découverte de nouveaux artistes.
M: On avait un peu peur de ne pas se renouveler. La blogosphère grandit énormément et on avait un peu l’impression d’inviter les mêmes. Est-ce qu’on tourne pas en rond ? En fait, on était juste déconnecté de toutes les tribus qui existent autour. Et quand on a mis le formulaire en ligne, qu’il y a eu 520 candidatures, et tous ces talents, ça nous a rassurés. Finalement, c’était juste qu’on ne les connaissait pas.
Y: Et puis il y a la logistique : les devis, les tentes, les chaises, les boissons fraiches !
Mike a rejoint l’équipe en 2007, comment vous répartissez-vous les tâches ?
Y: On bosse ensemble 8 heures par jour dans la même société, donc c’est un peu « Heu tu voudrais pas faire ça ? » Plus sérieusement, je m’occupe surtout de la partie financière.
M: Et moi du développement du site. Mais ce n’est pas à moi qu’on doit le design rose !
Y: On a quatre photographes : Chloé Vollerm-Lo qui se charge des portraits, Léa qui prend les photos d’ambiance et les longues files d’attente, ça aide pour le dossier de presse et les sponsors, et Pink et Sybilline qui photographient pendant la journée et la soirée. Il y a aussi Veeny qui nous offre de jolis reportages, et tout un tas de potes qui viennent monter les tentes, porter les cartons et abreuver les auteurs.

Comment démarre la première journée ?
Y: On commence à 9h avec un petit déjeuner collectif.
M: Pour les stands, c’est comme placer les gens dans un mariage, avec machin qu’a couché avec machin et veut être avec machin.
Y: La contrainte c’est qu’on veut que les gens passent un bon moment. Donc si un auteur veut être à coté d’un pote, parce qu’il va passer 10 heures à dédicacer, on les met ensemble. Et en même temps, on veut que la présence de vedettes attire l’attention vers des artistes moins connus.
Parlez nous de ces événements qui ont lieu à travers le Festiblog ?
M: Il y a le FestiFight Club, inventé sur un coup de tête à 3 heures du matin avec Turalo. Le principe est d’inviter un auteur et une personne du public à s’affronter à coup de dessins sur un thème. Ça permet de casser la barrière auteur/public. Et on assiste à des scènes étranges, comme Tarrin qui se fait éjecter par un gamin de 8 ans.
Y: On a aussi des expos, organisées par Café Salé et 30 Jours de BD. Cette année on aura droit à une fresque en live par le collectif de Cha : Humungus. On privilégie les événements dont les organisateurs nous ont contacté pour se coordonner. Ça évite les mauvaises surprises et puis on est dans l’espace public, on ne peut pas faire n’importe quoi, surtout devant une mairie.
Et la Conférence « BD en ligne et Métiers de la création numérique » ?
Y: C’est une conférence à e-artsup sur l’adaptation de la bande dessinée en ligne, les métiers de la création numérique avec des retours de professionnels. « Est-ce qu’il y a du travail dans l’animation ? Quelles sont les tendances ? Un blog permet-il de se faire connaître ? Quel est le métier d’éditeur ? Adapter un blog bd est-ce un bon coup ? » Dans la salle, Il y a aura des élèves, des professionnels et des journalistes.
Vous avez été membre du Jury Révélation Blog du Festival d’Angoulême. Quelle est la place aujourd’hui du blog dans le monde de la bande dessinée ?
Y: Quand on a créé le Festiblog, tout le monde se disait que les bd-bloggueurs étaient « des amateurs qui ne font que raconter leur vie ». Là-dessus, des gens plus ou moins bien intentionnés dans l’édition ont fait des adaptions de blog. Ceux qui se sont contentés de prendre un blog et de le mettre sur papier n’ont pas été de grosses réussites, à l’exception de quelques noms, comme Frantico. Puis les blogs ont perdu ce coté sulfureux et secret en 2005 avec l’intérêt porté par les autres médias et l’arrivée des journalistes et d’auteurs de BD professionnels. Les éditeurs sont alors partis à la rencontre des bd-bloggueurs pour dénicher des adaptions potentielles ou des talents pour d’autres projets. Associé à ça, des coups comme Pénélope Jolicoeur, éditée par une maison qui ne faisait pas de BD, et qui a réalisé un bel objet, ou Maliki, dont le livre chatoyant a eu énormément de succès. Il y a donc des auteurs légitimes qui émergent et réussissent.
M: Quelque part je pense que Trondheim, qui a ouvert son blog il y a longtemps, a posé sa pierre très tôt sur le débat, en se faisant éditer et en montrant que ça pouvait fonctionner. Si on va à n’importe quelle Fnac, au rayon BD, le nombre d’adaptations de blog est hallucinant.
Y: On converge progressivement vers un moment où avoir un blog, ça sera comme avoir un téléphone portable. Et pour revenir au Festival d’Angoulême, on crée des liens. Par exemple, cette année les trois premiers du prix Révélation Blog d’Angoulême sont invités au Festiblog. C’est un prix qui fait appel au public, donc on trouve normal d’inviter ces jeunes talents.
Vous avez créé l’association « Tendances Numériques ». Des projets prévus ?
Y: L’association a pour but de faire la promotion des usages amenés par les nouvelles technologies et de la bande dessinée. Donc avec cette association, on fait des trucs moins marrants que le Festiblog. Il y a deux ans, je suis allé à Lille parler de technologies web dans un congrès Microsoft. Rien à voir. Et on a filé un coup de main administratif à Mon beau sapin pour les dons à la Croix Rouge. Mais c’est tout !
Un challenge particulier cette année ?
Y: Le déménagement ! Il faut qu’il fasse beau ! Dix jours avant, on va lancer un challenge de visualisation créative. C’est un mec qui s’appelle Steve Pavlina aux États-Unis qui a fait ça. Il a demandé aux lecteurs de son blog : « Si on pense tous en même temps qu’on va gagner plus d’argent, la pensée collective et les énergies de nos cerveaux vont faire que tous les participants vont profiter de l’énergie des autres et on devrait plus vite gagner un million de dollars » Ils ont fait des stats sur combien de temps il faut pour gagner un million dollars et ont regardé si à eux tous, en misant sur la chance et en jouant au loto, ils gagnaient plus vite un million de dollars. Et oui ! Donc nous on va faire la même chose, et inviter tout le monde à penser qu’il va faire beau. L’année dernière ça a fonctionné : la veille il pleuvait, le lendemain il grêlait.
Ce dont vous êtes le plus fiers ?
Y: Pas vraiment fier, mais très content ! Et étonné ! On est heureux quand un auteur nous dit « J’ai adoré » ou « Grâce au Festiblog, j’ai rencontré mon éditeur ».
M: Ou coté anecdote, Marion Montaigne venait de quitter son atelier, elle a rencontré Bastien Vivès qui était juste à coté d’elle, ils ont sympathisé et il l’a accueillie dans son atelier. Ils travaillent ensemble maintenant.
Y: Et on est aussi content parce qu’on y a rencontré nos compagnes !
Et coté déceptions ?
Y: La flotte !
M: Tu bosses trois mois pour organiser un truc, tu poses des tables, les gens sont contents et d’un coup, la pluie !
Y: Quelques fois, un auteur a croisé quelqu’un avec qui il s’est pas entendu, ou alors il a été trop intimidé pour aborder d’autres artistes. Mais c’est très rare !
Évolutions les plus marquantes depuis la 1ere édition ?
Y: Mike ! (rires) Le nombre de visiteurs et d’invités, les liens qu’on a créés.
M: Notre objectif initial est de rester un événement convivial, à la bonne franquette, avec des potes sans grosse structure. C’est ce qui plait, donc on a pas la volonté de se transformer. Ça évolue en douceur.
Et concernant les évolutions marquantes dans l’univers de la bd numérique ?
Y: Je propose qu’on en fasse le sujet d’une autre interview ! Il y a tellement de choses à dire. On en reparlera au Festiblog, car j’annoncerai des trucs dont j’ai pas encore parlé jusqu’à maintenant (tout le monde fait oh, gros effet d’annonce ! ndlr)
Est ce que le fait de rencontrer tous ces artistes de BD vous a donné des envies nouvelles ?
M: Ça fera partie des grosses, grosses annonces ! (évidemment, ndlr)

Le Festiblog est né d’une chronique pour une BD pour laquelle tu avais un à priori négatif et qui au final t’a plu. As-tu depuis découvert un autre album pour laquelle tu avais un à priori négatif et qui donnerait naissance à nouveau projet (et qui ne fera pas partie des grosses annonces) ? (la question est un peu tordue, ndlr)
Y: Une bonne surprise, c’est « Conscient de Vacuité » de Blackfrog. Du coup on l’a invité au Festiblog ! Et si tu veux la réponse à la question « Qu’est ce que ça change de connaître plein d’auteurs de BD ? », ça désacralise le personnage. Avant j’aurais fait la queue pendant des heures pour avoir un dessin.
M: Aujourd’hui il vit avec un auteur de bande dessinée !
Y: J’ai des potes qui sont auteurs donc je sais qu’ils sont humains mais il en reste quand même sur le Panthéon : Gotlib, Alan Moore…
Qui un jour rempliront peut-être le formulaire du Festiblog…
Y: Je flippe encore quand je parle avec des auteurs que j’aime bien.
M: Ça rend les relations plus intéressantes. Moi je lis très peu de BD, j’en lis pas huit par jour comme Yannick, et souvent j’ai rencontré des gens au Festiblog sans savoir qui ils étaient. Ça devient des potes et après tu découvres qu’ils sont dessinateurs et tu deviens fan. C’est un phénomène marrant, de devenir fan d’un pote.
” Bon en fait ce mec là, avec qui tu viens de prendre une cuite, ben c’était Boulet… “
M: Oui ! Je pense à des gens comme Ullcer avec qui j’ai sympathisé et qui est venu chez moi. Je lui fais « Tiens t’es dessinateur, fais moi un petit truc ». Et là il me fait un pur dessin « Mais en fait tu dessines super bien ». J’ai acheté ses albums et je continue à le vanner.
Y: Et à ton anniversaire, ils t’offrent des conneries alors que t’aurais préféré un dessin !
Sacrés auteurs !
Le Festiblog a lieu cette année le weekend du 26 et 27 septembre de 11h à 19h, dans la rue Eugène Spuller, entre la mairie et le square du Temple. Plus d’informations sur notre calendrier !
Et nous y serons !
Si vous aimez les blogs-bd, retrouvez notre chronique de Bambiii et très bientôt notre interview croisée entre Ours Polaire et Manu-xyz !
Photos de Léa, Chloé, Pink, Sybilline, Festiblog. Dessins de Cha, Maliki, Vincent Caut, Mahaut, Bruno Bellamy, Manu-XYZ.




























Quelles stars quand même ! Je découvre la photo de Mike assis avec le sourire forcé, c’est bon
Merci Leah ! Ce sourire ne trompe personne ! Pour tous ceux qui veulent découvrir une pléthore de photos deluxe ambiance Festiblog : http://www.flickr.com/photos/14524503@N05/sets/
Interview très intéressante. Sympa d’apprendre à connaître un peu plus les deux Atlas qui soutiennent le festiblog sur leurs épaules.
Nous, à priori, on est absolument stupéfaits du travail que doit abattre l’équipe du festiblog. Du genre, on a même peur.
Vivement après demain !
Je propose qu’on en fasse le sujet d’une autre interview ! Il y a tellement de choses à dire. On en reparlera au Festiblog, car j’annoncerai des trucs dont j’ai pas encore parlé jusqu’à maintenant
Gaaah ! On y sera pas
On espère que ce sera filmé !
(la conférence du vendredi)
Samedi et Dimanche on y sera bien sûr
Un boulot de dingues hein
Je ne sais pas du tout si la conférence sera filmée. C’est une bonne question car je suis sûr que des choses très intéressantes vont être dites. Enfin j’imagine