
En août 2007, une petite révolution était venu ébranler mon monde musical : Pleymo se séparait, ou plutôt se plongeait dans une sorte de hiatus à durée indéterminée. Ces guitares triturées, ces rythmes énervés et les histoires complètement barrées qui m’ont accompagnée pendant que doucement je grandissais, se sont tues. Fini les découvertes scotchante comme cet “Helmet Boy”, roman épidermique qui accompagnait leur dernier album et cristallisait leur univers, “Alphabet Prison”. J’ai continué mon petit bonhomme de chemin, croisant par la suite d’autres artistes qui m’ont tout autant marquée.
Les membres de Pleymo ont continué leur bonhomme de chemin, eux aussi, et certains ont profité de cette respiration pour tenter d’autres choses, emprunter d’autres voies musicales. Benoît Juillard joue aujourd’hui dans Empyr, groupe réunissant des membres de Watcha, Vegastar et Kyo. Fred Ceraudo monte le groupe Hewitt et plonge corps et âme dans le métal hardcore. Davy Portela, quant à lui, semble cumuler les casquettes et joue avec Enhancer, Devianz et Lula Fortune. C’est de ce dernier groupe, dont il est membre à part entière, dont je vais parler ici.

London fog
Im down the road with my friend
I feel a cold wind on my spine
We look in the same direction
And I can see the changesIt’s time for us to drive far
I have to make up my mind
« Be brave, Dear son »
This road movie just startsSinging now in the rain
Confusing troubles have a sense
Singing now in the London fog
I promise I will stay the sameIt’s just a matter of trust
Leave the sickness for freedom
Even if i die on this road
I’ll try to reach the other sideSinging now in the rain
Confusing troubles have a sense
Singing now in the London fog
I promise I will stay the sameIm down the road with my friend
Si le nom du groupe est emprunté à un personnage de road-movie, ce n’est pas un hasard. Les guitares sèches qui rythment les pas, ces mélodies qui s’égrènent dans l’air, les quelques coups de xylophone qui ponctuent certaines phrases, je m’imagine très bien marchant seule sur une route poussiéreuse, guettant vaguement un pick-up qui me prendrait en stop, le soleil bas sur l’horizon, en pleine introspection. Il n’y a pas à dire, Lula Fortune ne ressemble en rien à Pleymo. Certaines chansons portent un accent de Sean Lennon, d’autres mélodies me font plutôt penser à Dolly, et je retrouve dans ces balades le petit “quelque chose” que j’aime dans les balades des Red Hot Chili Pepper. Mais au final, chacun de ces titres est une découverte qui me donne un frisson, une sensation de liberté teintée d’un brin de mélancolie. Le chanteur se prénomme Vincent, il vient du milieu rock indépendant et sa voix s’accorde admirablement les notes qui s’égrainent des deux guitares ; le troisième larron se prénomme Guiz et accompagne les deux autres à la basse, à la guitare, et surtout avec sa voix. Parce que la grande force de ce trio, pour moi, ce sont les harmonies de voix qui tissent une histoire autour des mélodies, et qui donnent cette puissance, cette ambiance à fleur de peau. Ces balades folk font du bien à l’âme, un brin de mélancolie qui chatouille les neurones et nous plonge, le temps de la chanson, dans un monde aux couleurs brûlées et aux émotions poussiéreuses.
Le groupe n’a, aux dernières nouvelles, signé chez aucun label mais promet un album en 2010.
Inutile de dire que je l’attends avec impatience.
Retrouvez les premières chansons de Lula Fortune sur leur site web : myspace.com/lulafortune
et quelques autres, perdues par ici.























Wow, j’ai des frissons partout. C’est beau *o*
J’approuve tout ce post. <3
Rafraîchissant ! Un groupe qui fait du bien en fin de journée, merci pour cette petite découverte !