17 Rue des Arts

Le plaisir d'écrire

Mardi 14 Juin 2011 par Yerem

Peut-être le plus essentiel dans votre rapport à l'écriture. Ce qui vous transporte, à la manière d'une locomotive, d'un énorme paquet de charbon ou d'un point à l'horizon. Être édité, être reconnu, être lu et apprécié, autant d'objectifs, de besoins que l'on éprouve forcément à un moment donné dans la vie d'un auteur (d'un artiste au sens large). Mais Cécile Duquenne vous le rappelle au creux de l'oreille :

Lisez beaucoup. Écrivez beaucoup. Amusez-vous ! »

Commentaires

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  • Audine
    Audine le 15/06/2011 à 01h52
    Se faire plaisir... S'amuser... Pétiller!!!

    Se faire plaisir et partager son plaisir. Egoïsme et altruisme simultanément.
    Pourquoi le mot "égoïsme" est-il si péjoratif? Peut-on rendre les autres heureux si on n'est pas heureux soi-même?

    (Bac philo, J- combien déjà?!)

    J'aime à penser que les oeuvres portent en elles l'esprit et l'humeur de l'artiste au moment de leur création. Torturé, déprimé, absent, amusé, fasciné... A nous, artistes, de choisir les ingrédients de nos inventions.
    • Le Zèbre Masqué
      Le Zèbre Masqué le 15/06/2011 à 07h42
      Je suis assez de l'avis d'Audine : "j'ai la philosophie de mes humeurs" disait... heu... je ne sais plus quel philosophe (bac de philo +17 ans... ouch !), et je pense aussi que j'ai l'écriture et l'imagination de mes humeurs.
      Mais finalement, même accoucher d'un texte douloureux dans la souffrance doit rester un plaisir in fine.
      Dois-je consulter Docteur ?
    • Le Zèbre Masqué
      Le Zèbre Masqué le 15/06/2011 à 07h43
      Je suis assez de l'avis d'Audine : "j'ai la philosophie de mes humeurs" disait... heu... je ne sais plus quel philosophe (bac de philo +17 ans... ouch !), et je pense aussi que j'ai l'écriture et l'imagination de mes humeurs.
      Mais finalement, même accoucher d'un texte douloureux dans la souffrance doit rester un plaisir in fine.
      Dois-je consulter Docteur ?
  • -_-
    -_- le 14/06/2011 à 20h27
    Le plaisir est une chose primordiale et ne jamais quitter des yeux cet aspect là !

    par exemple : Un grand chef doit avoir la même passion en préparant une saucisse-purée , qu'un sorbet à l'abricot



    Après il faut aimer les deux, ça ne sert à rien de se forcer sinon le plat sera raté.
    • --
      -- le 14/06/2011 à 20h48
      Je vois pas ce que tu as contre les saucisses-purée.

      Si l'on vit de son art, alors on court le risque d'éventuellement se forcer à le pratiquer pour manger autre chose que des pâtes (-saucisse), perdant alors de sa nature de voie du bonheur ou tout du moins d'un peu de liberté... Est-ce ainsi réellement idéal de vivre de l'art ? :-)

      (Bac philo, J-2)

      En ce qui me concerne, je m'aperçois assez rapidement si j'ai pas envie de faire des photos ("la lumière est pas bonne/marche pas cet appareil à la c*n/il y a les voisins qui me brisent les oreilles avec leurs trois accords de guitare à la c*n/etc"), et pour écrire, comme je n'ai jamais le temps, quand je m'y mets j'ai déjà tout en tête et je suis prête. ^_^
  • noetsuco
    noetsuco le 14/06/2011 à 20h03
    C'est clair que le plaisir est important. Mais le plaisir, pour ma part, n'est pas toujours exclusivement réduit à l'acte d'écrire, à la rédaction à proprement parler. Le pus grand plaisir, c'est bien d'arriver à écrire l'idée, l'image que l'on a en tête (je parle pour moi, encore une fois). Mais souvent, la rédaction est un acte douloureux, besogneux. Alors que le plaisir de la réflexion, avoir les neurones qui turbinent, tourner autour de 'the' idée... et finir par tomber dessus ! Waow ! La, c'est plaisir !
    • Cécile Duquenne
      Cécile Duquenne le 14/06/2011 à 20h41
      Par "écrire" et "écriture", j'entends bien entendu englober tout le processus d'écrire : de l'émergence de l'idée dans la tête au résultat final sur le papier, en passant par toute la phase de développement créatif, ou "épiphanie" quand vraiment on a le feu sacré ^^
    • noetsuco
      noetsuco le 14/06/2011 à 20h46
      C'est bien ce que j'entendais, d'où ma distinction entre l'acte purement créatif et celui d'écrire, plus 'technique', même si les deux sont indissociablement intriqués. Mais mon plaisir est plus intense en amont...